M. Vernet, riche négociant en soieries, a invité chez lui, un jeune homme, Henri Gérard, poète de son état et compagnon à la salle d'armes ou ils s'entraînent régulièrement tous deux. M. Vernet présente Henri à son épouse puis à sa belle-sœur Pauline, vieille fille acariâtre, ainsi qu'à une nièce, Marguerite, qui sont venues ce soit-là régler les derniers préparatifs du départ en vacances. M. Vernet comble Henri de prévenances. Il est fier de connaître un poète, lui qui n'entend rien aux arts ; ce qui réjouit visiblement Mme Vernet, qui, elle, y est si sensible. Lorsque Henri annonce qu'il n'a jamais vu la mer et que ses modestes moyens ne lui permettent pas de quitter Paris, M. Vernet lui offre le voyage et l'hospitalité. Henri accepte de partir à Fleuriport avec les Vernet, sans trop se faire prier, puisqu'en échange il donnera des leçon de diction à Marguerite.
Ce séjour estival se déroule dans une atmosphère idyllique jusqu'au moment ou M. Vernet exprime quelque réticences qui permettent de découvrir quels sentiments agitent son cœur. Henri a succombé depuis le premier jour au charme et à l'esprit de cette jolie femme qui se laisse de plus en plus troubler par ses déclarations d'amour. Une piqûre de jalousie mêlée d'un élan d'honnêteté (son mari l'ayant épousée sans dot) oblige Mme Vernet à recouvrer ses esprit. Elle avoue à son mari qu'Henri la courtise. M. Vernet afin de protéger son bonheur demande à Henri de partir. Cette décision lui est douloureuse car il chérit le poète comme un fils. Quant à Henri, il est contraint de s'incliner dans un combat ou il n'a pas l'avantage..