Henri, jeune poète, vit grâce aux subsides de son Père. Il rencontre chaque jour, dans l'omnibus, M. Vernet, la quarantaine bourgeoise d'un homme qui réussit dans les affaires. Ils sympathisent. Henri offre un recueil de ses poèmes à M. Vernet qui en remerciement l'invite à venir prendre le café chez lui. Henri finit par venir dîner presque tous les soirs chez M. et Mme Vernet. Il apprécie la cuisine et le charme de madame qui, elle, raffole de poésie. Henri enchante la vie de ce couple sans enfants, qui, bien que s'adorant, s'ennuie un peu. M. et Mme Vernet, partent en vacances en Normandie ; ils emmènent Henri qui fera le voyage avec Mme Vernet pendant que M. Vernet ira cherche sa nièce Marguerite, au couvent.
L'air de la mer, les promenades au clair de lune, un poète déclamant des vers, voilà la famille Vernet définitivement séduite. M. Vernet parle "entre hommes" avec Henri ; quant à Mme Vernet, la voilà émue, trop peut-être. Elle céderait bien à la tentation, Henri l'y invite d'ailleurs chaudement, mais son honnêteté l'en empêche. Quant à Marguerite, ses allures de garçon manqué, grâce aux leçon de natation d'Henri, s'adoucissent. Elle tombe, sans plus de façon, dans le lit du pique-assiette qui la déshonore un peu. Ayant peur que la jeune fille parle de ce qui s'est passé entre eux, Henri prend le premier train pour Paris en faisant croire à ses hôtes qu'un éditeur l'appelle de toute urgence.