Deux Clowns qui jouent au dés. La Boucherie de Job s'ouvre comme une clownerie, mais il n'en est rien. Un père, Job, fait faillite et perd sa boucherie, à laquelle il tient comme à sa propre vie. Refusant d'accepter le monde tel qu'il est devenu, il décline l'aide financière de son fils, rentré de Boston. Toutefois, celui-ci réussit à bâtir une petite fortune en pariant sur la faillite paternelle, pour éponger les dettes et soigner sa sœur. C'était sans compter l'aide du Garçon Boucher, pourtant licencié pour motif économique et amoureux de la fille amnésique. Valeurs et systèmes s'affrontent. Jusqu'au jour où la mère meurt et le père disparaît avec la fille.
Qui parviendra à les sauver ? Le Garçon Boucher avec son petit pécule honnêtement gagné ? Le fils avec ses hommes de main et ses pot-de-vins ? Qui tombera en disgrâce ? Qui sera pardonné ? Et de surcroît, dans ce monde abandonné de Dieu, le parton est-il encore possible ?
Dans cette pièce où les intérêts individuels l'emportent sur la justice où l'honnêteté, Beckett n'est jamais bien loin et Brecht regarde en coin. Pour autant, Paravidino poursuit la grande tradition italienne dans laquelle il s'inscrit de Goldoni à Dario Fo en passant par Eduardo De Filippo. Un théâtre pour les comédiens, écrit par un comédien.